Pour la première fois, Maker Faire France et Ulule se rassemble autour d’un partenariat stratégique pour les Makers. À cette occasion nous avons rencontré, Sarah Corne, directrice du développement chez Ulule, pour connaître les secrets d’une campagne réussie et les dernières tendances.

Le financement participatif est une étape clé dans le parcours d’un Maker. Après avoir prototypé son projet dans un FabLab, le financement participatif est bien souvent le moyen le plus efficace pour lancer sa première série et propulser son projet. Mais même pour les meilleurs projets, il n’ai pas toujours facile de réussir sa campagne.

Pour Sarah Corne, “le succès d’une collecte dépend du projet mais également de la capacité du porteur de projet à se livrer, à raconter une belle histoire et à fédérer sa communauté“. Depuis toujours Maker Faire met en avant les porteurs de projets en campagne de financement. C’est un exercice très important pour confronter son projet au grand public, mais aussi pour constituer sa communauté. Pour réussir sa campagne Ulule propose également des formations gratuites et lance pour la deuxième fois Make It Happen.

1) Le financement participatif est une étape clé dans le parcours d’un Maker. Quels sont les conseils que vous donneriez à un Maker avant qu’il lance sa campagne.

Tout d’abord, prototypez, prototypez et prototypez ! Parlez de votre projet autour de vous, à vos proches mais pas seulement. Ecoutez et prenez en compte les conseils, soyez pédagogue afin que votre projet soit lisible et compréhensible par le plus grand nombre. Inspirez-vous des collectes qui ont marché et suivez l’une des formations gratuites Ulule.

Enfin, gardez toujours à l’esprit que le succès d’une collecte dépend du projet mais également de la capacité du porteur de projet à se livrer, à raconter une belle histoire et à fédérer sa communauté. Par exemple, vous pouvez documenter votre page de photos du prototypage pour impliquer le contributeur dans toutes les étapes de l’histoire de votre projet.

N’oubliez pas, votre implication sera donc clé !


2) Vous lancez la deuxième édition de Make It Happen, quels sont les tendances que vous observez autour des cultures Makers et DIY ?

Lors de la 1ère édition de Make it Happen, nous avions reçu 160 candidatures. Cette année, ce sont 250 makers qui ont proposé leur projet. 

Selon nous, cela signifie que le mouvement Makers/DIY n’est pas un simple effet de mode mais une tendance de fond. Les profils de makers sont très hétérogènes ; il peut s’agir de professionnels, comme des designers ou des artisans, mais aussi d’étudiants ou encore de bricoleurs passionnés.

L’émergence de nombreux fablabs partout en France témoigne également de la professionnalisation du mouvement, et du rôle clé de l’apprentissage et de la co-construction.

Une autre tendance de fond que nous observons également est l’innovation utile dans l’ADN des projets makers, notamment dans le cadre de nouveaux modes de consommation : éco-conception, made in France, etc.

Nous pensons enfin que ce mouvement continue de s’étendre car il n’y a jamais eu de meilleur moment pour porter un projet qu’aujourd’hui. Parce que la distance entre le consommateur et le créateur n’a jamais été aussi réduite. Quel que soit le stade de maturité des projets, il existe des solutions concrètes qui impliquent la “foule”, à chaque étape.  Avec le développement des fablabs et grâce au web, chacun peut concevoir en quelques heures un nouveau produit, créer un média ou un rassemblement sorti de son imagination la veille, et trouver en quelques semaines une audience, des participants, des clients. Une nouvelle philosophie voit le jour, centrée sur le « faire », tournée vers la mise en pratique des idées, le passage à l’acte : il s’agit de matérialiser, tester, diffuser son projet. Ce n’est pas un grand saut, mais une montée des marches, étape par étape !

 

3) Qu’allez-vous présenter à Maker Faire Paris 2017 ?

Plusieurs projets des Makers comme Regen Box, régénérateur de piles proposé en open source et lauréat de l’édition passée de Make it happen, ou encore Lunii, une fabrique à histoire pour les enfants.

Seront également présents des candidats de la seconde édition du concours ; la Maker Faire sera avant tout l’occasion de les mettre en avant et de les « confronter » à l’exercice du grand public.

Il y aura enfin du live crowdfunding, afin de sensibiliser les visiteurs au financement participatif en leur permettant très concrètement d’en voir l’intérêt. 

Passez nous voir sur le stand, nous serons ravis d’échanger avec vous et répondre à toutes vos questions !