En Mai dernier, deux belles Maker Faire se sont déroulées ! La première a eu lieu en Europe, à Berlin et la seconde, la plus attendue, aux Etats-Unis à San Francisco.

 

Du 17 au 19 Mai, au Fez de Berlin -le Grand Centre Européen dédié à l’aventure, la créativité et l’éducation-,  les makers ont pris leur position pour 3 jours de folie. Dans un parc de plus de 100 000 m2, la Maker Faire avait tous les aspects d’un grand festival : une grande scène principale, des balades sous les bois, un lac pour accueillir les activités des makers nautiques. A l’image des festivals berlinois, l’atmosphère était rayonnante, chaleureuse et d’une créativité NO Limit ! Un véritable gala international du Do It Yourself avec plus de 750 makers de plus de 20 pays différents ! Parmi les temps forts de l’événement: une installation artistique exceptionnelle, un immense cheval de rouille mécanique de 7 mètres de hauteur sur 6 mètres de long et de 2 tonnes à la pesée. Imaginé par un maker néerlandais, Rust Ross, le Mechanical Paard (cheval mécanique en néerlandais) a fait sa première visite en Allemagne et a connu un grand succès. Équipé de pastilles électroniques, il entre en interaction avec le public; lorsque vous lui caressez les oreilles, le canasson de fer se met à renifler ou à hennir.

Camille de l’équipe de Maker Faire France, envoyée spéciale pour l’événement, nous livre ses coups de coeur : Côté électronique, elle a découvert Ascento, amené par des étudiants suisse, ce robot peut monter des marches et sauter des obstacles. Egalement découverts, Matrix piano, une appli permettant de transformer les touches du clavier d’ordinateur en touches de piano, puis Paperotto, un voilier pliable. Une fois plié, celui-ci est aussi gros qu’une planche de surf. Il suffit de mettre ses bagages sur le toit de la voiture et de prendre la mer. Très tendance de nos jours, l’architecture du futur était présente grâce à l’expérience SAN.

C’est un logiciel modulaire avec la perception des éléments. Il est constitué d’un kit avec des balles et connecteurs. Son originalité ? Sa structure construite est consciente de la manière dont elle est assemblée. Il interagit visuellement et acoustiquement avec l’environnement. Et pour finir, Spacelight, des constructions artistiques textile et lumière imaginé par Eva Nečasová. Elle crée des objets d’éclairage de rêve et des bijoux distinctifs imprimés en 3D et découpés au laser. Toutes ses créations sont inspirées de la nature et des mondes fantastiques. Nous aurons la chance de la recevoir à Maker Faire Paris !

 

De plus, cette année, les badges à LED ont été les incontournables du salon Maker Faire : des badges nominatifs clignotants, programmés pour s’adapter à la boutique Heise. Ils ont été très appréciés par les visiteurs et les exposants. De fabuleuses rencontres et activités se sont déroulées dont les plus loufoques : apprendre à faire du feu avec deux éléments : du bois et une lentille ! Capter le soleil à travers la lentille et projeter le faisceau sur le bois provoque des choses magiques ! Des découvertes où l’on teste, on touche à tout, pour les petits comme pour les grands. « Nous avons eu un grand événement et nous sommes heureux que l’enthousiasme pour Maker Faire ne connaisse pas de limites « , déclare Daniel Rohlfing, Senior Product Manager chez Maker Faire. Une Maker Faire à Berlin est également prévue pour 2020; le lieu et la date seront annoncés prochainement.


Traversons maintenant l’Atlantique pour l’événement tant attendu, la plus grande et féérique des Maker Faire : San Francisco Bay Area qui a frappé très fort cette année !

 

Avec plus de 500 makers présents, la Maker Faire de San Francisco reste la plus grandiose de toutes. D’une part, nous sommes sur le terrain et le berceau de Maker Faire et tel un show à l’américaine, en Californie, il n’y a pas de limite au spectaculaire ! Des centaines d’expositions interactives sont à tester : des droïdes, des robots, des voitures de course improbables, des drones, du feu… Des performances combinant sciences, arts plastiques, métiers d’art et ingénierie vous invitent à participer à des ateliers incroyables. On peut également suivre un entraînement de sabre laser ou affiner ses talents de pilote de drones avec le Museum of Future Sports. Pour faire bref, des découvertes AMAZING et bien sûr toutes partagées avec un public captif et émerveillé.

Cette fois c’est Bertrand pour l’équipe Maker Faire France qui était sur place. Et voici ses nouvelles inspirations ! 

Côté art, design, craft, un atelier géant de Cosplay inspiré de Paris, qui a fait salle comble à SF. ‘The Egg Sisters’, deux soeurs de Chicago qui aiment confectionner des costumes de type créature en mettant l’accent sur les effets de frappe, le travail des accessoires, la construction des armures et la conception des costumes. Tout est possible chez les makers ! Autre projet qui a marqué notre reporter embarqué, l’intervention de Melodie Yashar sur l’impression 3D d’habitats sur mars ! SEArch+ (Space Exploration Architecture) and Apis Cor ont présenté Mars X-House, un concept pionnier pour un habitat imprimé en 3D sur Mars. Le projet a également été fabriqué au ⅓ en direct lors de la finale de la compétition de la NASA en avril dernier !

Aussi, de plus en plus remarquée, la magie de la Tapigami, l’art créatif « sans outil » juste avec ses mains et du ruban adhésif. Une formidable idée pour dévoiler ses talents d’artiste à tout âge. Côté machines numériques, Fablab, la découverte de V.form Lab : une mini thermo-formeuse de bureau que nous espérons pouvoir vous présenter à Paris cette année. Et pour finir sur plus de fantaisie et faire rêver chacun, Rearing Horse de Barry Crawford est un cheval mécanisé d’une poésie bouleversante. Cette sculpture cinétique de 4 mètres de hauteur est composée d’objets trouvés et de métal neuf. Les mouvements peuvent être contrôlés en tournant des manivelles sur la clôture du périmètre.

La prochaine Maker Faire prendra place le week-end prochain, à Prague ! Suivez les actus, soyez curieux, jetez un coup d’œil sur l’avenir et inspirez-vous avec Maker Faire !

 

Rédigé par Cécile Ravaux