Maker Faire est devenu l’événement mondial emblématique du mouvement makers.         

De New-York à Tokyo, en passant par Rome, Lisbonne, Singapour, Oslo, Paris, dans plus de  44 paysavec 420 éditions en 2019, chaque édition réunit des milliers de passionnés venus entrevoir le futur. 

Dédiée à la science, à la technologie et à la culture du « faire soi-même », chaque Maker Faire propose des stands de démonstration, des ateliers de découverte, des spectacles et des conférences autour des thèmes de la créativité, de la fabrication, des cultures du « faire soi-même » (Do It Yourself)  et Makers.

Ces foires de l’innovation où foisonnent créations en tout genre et inventions technologiques sont également des espaces collaboratifs invitant chacun à échanger pour [re]découvrir sa capacité à inventer et fabriquer.

 


Le Mouvement des Makers

 

Mouvement de pensée et du faire issu du DIY, le mouvement Maker cultive l’ingéniosité et l’intelligence de la main au service du Bien Commun.

À l’ère du Web 2.0, les Makers réconcilient savoir-faire artisanaux et nouvelles technologies pour répondre aux enjeux sociétaux, environnementaux et culturels de notre époque.

Influenceurs et avant-gardistes, les makers infusent leurs valeurs dans les sphères professionnelles et personnelles en proposant des alternatives à nos manières d’Habiter le monde, de consommer et de travailler.

 

 

Lors de ces événements, le public découvre le mouvement des Makers au travers de démonstrations, d’ateliers et de conférences. Les exposants appelés les « Makers » sont des inventeurs, créateurs qui partagent la passion de la fabrication sous toutes ses formes (couture, menuiserie, cuisine, impression 3D, robotique, physique, chimie…) ainsi que la passion pour la transmission des savoirs et compétences. Les Maker Faire sont des événements pour tous où les visiteurs sont incités à participer à différents ateliers, selon la règle d’or : nous sommes tous des Makers !

 


L’histoire des Maker Faire

 

La première Maker Faire a eu lieu à San Mateo en Californie en 2006. Depuis, Maker Faire Bay Area a célébré son 14ème anniversaire en 2019 et a reçu la visite de 150 000 personnes. Alors que cette édition devenait de plus en plus populaire, de nouveaux événements ont vu le jour, à New York et Détroit en 2010, puis dans d’autres villes (Paris, Berlin, Rome, Tokyo, Shenzhen,….).

Créées par la communauté et gérées de façon indépendante, plus de 420 Maker Faire sont inspirées de leurs grands frères et sont présentes dans plusieurs villes aux Etats Unis et dans 44 autres pays du monde. Plus d’1,6 millions de personnes ont participé à un événement Maker Faire en 2019.

 


 



Maker Faire
 est un évènement créé par Dale Dougherty, cofondateur de Make Magazine.

Qu’est-ce qu’un Maker ?

Maker, c’est avant tout un état d’esprit, a mi-chemin entre la tradition du faire soi-même, héritée du passé, et les nouvelles technologies qui offrent une multitude de possibilités pour créer et inventer. Trois motivations poussent les individus à s’inscrire dans ce mouvement. D’abord, une envie personnelle, celle de se faire plaisir, de faire quelque chose de fun et de créatif. Ensuite, l’envie de partager, de participer à un projet social. Et enfin, pour certains, un enjeu commercial.

Quel est le but des Maker Faire ?

Au début, quand nous avons lancé le premier Maker Faire en 2006, nous voulions permettre aux Makers de se rencontrer. Dans ces foires, les initiatives personnelles les plus déjantées croisent les projets les plus sérieux. Le but est d’inciter les gens à se lancer, à être curieux et à s’inspirer des projets des autres.

Vous avez lancé un programme, “Maker Education“, qui cible les plus jeunes. Pourquoi ?

Sensibiliser les nouvelles générations est un enjeu central. Dans le système éducatif, que ce soit en Europe, aux Etat-Unis ou en Asie, l’esprit Maker a disparu. C’est tragique ! Les professeurs enseignent des savoirs, mais ils n’apprennent plus aux enfants a faire par eux-mêmes, à expérimenter. Or, la différence est énorme entre savoir faire et avoir déjà fait soi-même. Il faut transformer l’école sur ce point, ajouter plus de projets, plus d’expériences aux programmes scolaires. La nouvelle économie a besoin de la créativité des générations futures. Une révolution des esprits s’impose. Pour cela, il faut, le plus tôt possible, expliquer aux enfants qu’ils peuvent avoir une emprise sur le monde physique, porter des projets.